lundi 3 décembre 2007

L'infortunée



Titre original: Misfortune
Auteur:
Wesley Stace
Langue:
Anglais
Année:
2006

Synopsis : Playfield, début du XIXéme siècle; Rose Old Loveall est la petite fille la plus comblée de toute l'Angleterre. C'est la fille chérie de Lord Loveall qui dit on est plus riche que le roi lui même. Dans un manoir digne des contes de fées surnommé affectueusement Love Hall, Rose a l'enfance rêvée de toutes les petites filles. Partagée entre les heures qu'elle passe à la bibliothèque avec sa mère, les bras affectueux de son père, les jeux qu'elle partage avec ses deux meilleurs amis et le regard bienveillant des HaHa.

Seulement Rose porte un secret, qu'elle même ignore; Ses parents ne sont pas ses parents et Rose n'est pas une fille!

La révélation de ce terrible secret va bouleverser la vie de Rose et des siens à tout jamais.

Avis : Prenez, une ambiance Dickencienne , une noirceur d'âmes à La Bronté et une enfance digne des livres de Burnett, mélangez le tout à la question la plus existentialiste possible; la quête de soi et l'acceptation et vous obtiendrez Misfortune ( je préfère le titre original à cause du jeu de mot)

Ce livre qui traite du sujet le plus compliqué de tous; l'identité sexuelle est écris avec une telle délicatesse et une telle sensibilité qu'on ne peut qu'être sous le charme. C'est une oeuvre complexe, riche, délicate, sophistiquée et absolument surprenante où l'écrivain a choisis de ne tomber ni dans le lieu commun ni dans les détails scabreux.

Il n'est pas permis de passer à coté de ce chef d'oeuvre que le musicien folk John Weslay Harding a mis 6ans à écrire.

Note:

mardi 6 novembre 2007

Hell


Titre original: Hell
Auteur:
Lolita Pille
Langue:
Français.
Année:
2002

Synopsis : « Je suis une pétasse. Je suis un pur produit de la Think Pink génération, mon crédo : soit belle et consomme » Ella, ou Hell (Enfer) comme elle se fait appeler, a 18ans et vit dans les cartiers chics de Paris. Elle est une de ces filles belles, jeunes, riches et qui se défoncent tout les soirs ; à la coke, à l’alcool et au sex. Mais Hell est différente car elle est lucide. C’est cette lucidité, de trop dans le monde des nuits parisiennes, qui la réunit avec Andréa, son double masculin. Dans un corps à corps de passion de l’autre et de haine de soi, leur amour les libérera-t-il ?

Avis : Cynique, noir et assez trash. Voila trois mots qui résument bien ce roman.

Ce livre, qui se dévore comme un rien, a quelque chose d’assez ensorcelant; bon l’intrigue en elle-même est des plus banales (Du type ; je t’aime, je te quitte, je veux revenir mais c’est trop tard) mais la crudité, l’humour noir et les quelques touches de romantisme, désabusé mais assumé, du texte et surtout des dialogues font qu’on se laisse aller d’un bout à l’autre sans s'ennuyer.

Un livre très moderne donc avec son coté désemparé, pseudo-hédoniste, superficiel et d’une désespérante solitude. A l’image de notre époque du plus toujours plus.

A lire vous ne le regretterez pas.

Note:

jeudi 1 novembre 2007

Acide sulfurique



Titre original: Acide sulfurique.
Auteur: Amélie Nothomb
Langue: Français.
Année: 2005

Synopsis : « Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallut le spectacle. » Et ce spectacle est un jeu de télérealité nommée « concentration » reproduisant sous l’œil maléfique de la caméra les affres des camps Nazis. Dans ce jeu ignoble se détachent deux personnages ; d’une part Pannonique, prisonnière au matricule CKZ114 et de l’autre la Kapo Zdena. Leur confrontation n’est autre que le jeu immuable du combat du bien contre le mal. Qui gagnera et qui sont les vrais coupables de ce type d’horreur ? Sommes nous si innocents derrière nos écrans ?

Avis : J’avais longtemps entendu parlé d’Amélie Nothomb, sans avoir réellement le courage de la lire. Je regrette, je n’aurais jamais du passer le cap avec ce livre !

Acide Sulfurique, contrairement à son titre, est un livre neutre, plat et absolument pas corrosif. L’intrigue est niaise avec des thèmes rabâchés et totalement épuisés comme l’amour rédempteur, le combat entre le bien et le mal, le capitalisme vampirique etc. sans pour autant que le style vienne compenser ce manque d’originalité ou que le coté psychologique de la situation prenne le dessus dans la narration.

Ce livre est absolument décevant. Il est la preuve qu’on lit plus un écrivain que ce qu’il écrit. Je réserve pourtant mon jugement quant à Amélie Nothomb pour après une autre lecture qui, je l’espère, me fera oublié celle la.

Note:

Le Marou livrophage

Je lis beaucoup et j'aime ça. C'est le truc que j'aime le plus au monde. Je suis littéralement un mangeur de livre, d'où ce nouveau blog.
Alors pour commencer et avant de poster, je vais vous expliquer le principe: A la fin de chaque livre, je posterai une note. Cette note comportera un synopsis, un avis et une note. Les notes seront sur 5 sous forme de petite étoiles oranges avec un numéro. La silver star sera reservée au livre qui sont ALAADM (A lire absolument avant de mourir).
Il est évident mais je vous le précise au cas où: le classement ainsi que l'avis sont strictement personnels. Je ne suis en aucun cas habilité à critiquer ces œuvres. Je donne simplement mon avis.

jeudi 26 avril 2007

Les agneaux du seigneur




Titre original: Les agneaux du seigneur
Auteur:
Yasmina Khadra
Langue:
Français (Algérien).
Année:
2002

Synopsis et Avis: Ghachimet est un petit village d'Algérie, où tout est figé et où l'existence des hommes comme des lieux pourrait se résumer aux surnoms qu'ils portent: Dactylo, la honte, le camé, le poulet, le nain, le fou, Jabel el-khouf...
Gahchimet est un petit village d'Algérie où il n'a pas plut depuis très longtemps, oublié de Dieu et du gouvernement et où l'espoir se résume à attendre la fin du jour.
Ghachimet est un petit village d'Algérie qu'une époque horrible précipite dans la haine, le fratricide et l'accomplissement de l'effroyable secret de l'humanité.

Ce roman de Yasmina Kharda est écrit avec une simplicité assassine, simplicité du calme avant la tempête au début du roman mais aussi celle de la banalisation du meurtre et de la haine.
Sans aucun doute ce livre vous reste imprégné dans la chaire car ce qui est arrivé une fois peut arriver de nouveau et ni l'Algérie ni 1991 ne sont si loin.

Note:

samedi 10 mars 2007

L'attentat



Titre original: L'attentat
Auteur:
Yasmina Khadra
Langue:
Français (Algérien).
Année:
2005


Synopsis et Avis: Attentat est un mot qui porte tellement de connotation haineuse et péjorative qu'il est indissociable de son article défini en titre pour ce livre. L'attentat de Yasmina Khadra est un livre sans préjugé et sans haine. Le texte est bâtit en cercle, un cercle vicieux entre deux "actions meurtrière" comme l'a toujours été le conflit Israélopalestinien.

Un homme destiné à croire en la vie est pris dans cette tourmente; perdant tour à tour, la femme de sa vie, sa vie et la vie, il aura essayé de comprendre ce qui peut nourrir un choix aussi lourd que de prendre la vie d'autrui.

Avec une pudeur extrême, l'auteur pose le doigt sur la blessure la plus vive de notre histoire moderne mêlant le pus à la douleur.
Entre le souvenir toujours présent de la shoah, la guerre, le désespoir meurtrier, la haine, les fractions, les attentats et les représailles, y a t il réellement une place pour le choix de part et d'autre du mur?

Ce livre est à lire pour tout ceux qui croient tout connaitre de ce conflit.

Note:

jeudi 1 mars 2007

Cent ans de solitude


Titre original: Cien años de soledad
Auteur:
Gabriel Garcia Marquez
Langue:
Espagnol (Colombien).
Année:
1967

Synopsis et Avis: Le temps est il un serpent qui se mord la queue?
Sommes nous enchainés à nos destinées?
Quelle est la portée de l'acte dans le temps et dans l'espace?

Comme les vers codés de Melquiades, le livre de Garcia Marquez est construit en synecdoques et en fractales. La partie remplaçant le tout mais le tout étant identique à la partie.
Le monde y est réduit à une rive caribéenne, le pays à un village et le village à une famille.

Une famille dont le destin est semblable à celui de l'humanité, du péché originel à la destruction totale. Une humanité à laquelle seuls les fourmis et la végétation survivront. Une humanité qui succombera à dégénérescence de son sang.

Fuyant un monde trop étroit, un fantôme et une malédiction, les Buendia ne font qu'aller vers leurs destin et ne réussissent qu'à le retardé de 100 ans, 100 ans de solitude et de tragédies jusqu'à l'accomplissement de la malédiction.
Le destin des Buendia se confond dés lors avec celui des nouveaux mondes, avec son lot d'amoureux et de meurtriers en fuite, de guerres civiles, de politiciens véreux, de noblesses déchues, de compagnies bananiéres, de putes, de dévotes et de reines de sensualité.

Gabriel Garcia Marquez signe ici un véritable chef d'oeuvre, à lire absolument.

Note: